La route d'Istanbul, théâtre de la finale de la C2, passe par Braga pour les très optimistes. Elle pourrait être en partie coupée au Portugal soutiennent les plus réalistes, au premier rang desquels Laszlo Bölöni. L'entraîneur roumain revient dans le pays où il a ouvert son palmarès d'entraîneur avec le Sporting Portugal. Il connaît le football local et n'a cessé de répéter à ses joueurs tout le bien qu'il en pense, pour qu'ils évitent de faire mal.

C'est peu dire que les séances vidéo ont été menées à un rythme soutenu ces derniers jours, jusqu'à la veille du départ. Hier soir, les Rouches ont découvert une enceinte spectaculaire, où on dit qu'il est difficile de marquer parce qu'il n'y a pas de tribunes derrière les buts. Question de repères... Mais l'objectif sera surtout de ne pas encaisser, ou le moins possible, pour maintenir une chance de passer le cap des seizièmes.

Semaines décisives

Les discours allaient dans le même sens d'un point de vue comptable, mais ils ont quelque peu changé d'un point de vue sportif. «Le championnat est notre priorité», est devenu une phrase à la mode. Est-ce l'idée de finir prématurément l'aventure européenne en février ou celle de pouvoir faire la bonne opération belge après le déplacement à Anderlecht? Un peu des deux, peut-être, mais il est indéniable que le Standard va au devant de deux semaines décisives.

Witsel, Mbokani et Jovanovic ont pu souffler contre Tubize, les trois joueurs admettent qu'ils en avaient besoin pour être à nouveau au top. Ils devront l'être, comme leurs équipiers, pour poser les jalons d'un huitième de finale que Braga avait atteint il y a deux saisons. L'idée populaire voudrait que le champion de Belgique, fort de ses succès européens en 2008, doit être capable d'éliminer l'actuel sixième du championnat portugais.

Là encore, le réalisme rappelle à une certaine retenue. Pour que les supporters puissent fêter, pour de bon, le retour de leurs joueurs à Liège.