Wilfried Dalmat, un des hommes en forme du Standard, se méfie du talent, mais surtout de la malice de ses adversaires portugais.
Wilfried Dalmat, quelle expérience personnelle avez-vous du football portugais ?Elle est toute petite, elle se limite à une seule rencontre avec Nantes, contre Boavista. On avait perdu. Il est donc temps pour moi de rétablir la balance.Vous comptez donc sur le coach pour vous parler de votre adversaire de ce soir ?C'est déjà fait en long et en large ! Depuis une semaine, il nous présente sur des vidéos tous nos adversaires, un par un. Il a raison, car nous partons un peu dans l'inconnu. Quel joueur de Liverpool ne connaissions-nous pas ? Avec Braga, ce n'est pas du tout pareil, et là se situe le piège.Expliquez-nous pourquoi ?Après nos bonnes prestations précédentes contre des équipes plus connues, certains pourraient croire qu'il ne peut plus rien nous arriver. Or, nous n'avons pas une très grande expérience des compétitions européennes, au contraire de nos adversaires. Braga ne possède pas des noms ronflants, ses joueurs sont moins connus que ceux de la Sampdoria ou de Séville, mais ils sont tout aussi talentueux.Sur quoi Laszlo Bölöni a-t-il surtout insisté ?Pour avoir travaillé au Portugal, notre entraîneur connaît bien les dangers qui nous guettent. Il nous a décrit les joueurs de Braga comme des gars très techniques, remplis d'expérience, mais aussi de malice. On est même prévenu qu'ils sont volontiers un peu vicieux.Quels seront néanmoins les atouts du Standard, ce soir?Si on est dans un bon jour, si on se montre très solidaire, on peut mettre n'importe quelle équipe en difficulté. L'axe central de Braga est décimé, cela doit devenir un atout pour nous.Quel serait, pour vous, un bon résultat là-bas ?Une courte victoire évidemment, même si un match nul en ayant inscrit un but serait déjà pas mal.On entend beaucoup affirmer que le Standard peut aller loin dans cette compétition. C'est aussi votre avis ?Au sein du groupe, on prend match par match. On est tous conscients que le chemin à parcourir pour aller à Istanbul, où se jouera la finale, est encore très long.Vous jouerez ce soir sans penser à Anderlecht qui se profile à l'horizon ?C'est vrai que ça tombe plutôt mal, mais nous sommes ravis d'avoir deux scènes sur lesquelles nous pouvons nous mettre en valeur. Ce mercredi soir, la coupe d'Europe sera notre unique priorité. Dimanche, on ne songera plus qu'au championnat.Pensez-vous, comme on l'entend parfois murmurer, que votre coach privilégie la compétition européenne ?Je crois que pour lui comme pour nous les deux sont aussi importantes et qu'il alignera les deux fois la meilleure équipe possible.