En supprimant innocemment une petite clause dans ses conditions d’utilisation, FaceBook provoque une bronca! Et une vague de panique pour la protection des données de ses utilisateurs.
«Vous cédez à Facebook une licence mondiale irrévocable, perpétuelle, non-exclusive, transférable, gratuite pour utiliser, copier, publier, diffuser, stocker, publier, transmettre, scanner, modifier, éditer, traduire, adapter, dériver et distribuer, tout contenu que vous postez sur son site.»
Une litanie inquiétante. Qui signifie que TOUT ce que vous postez sur votre profil, photos, vidéos, textes, liens… ne vous appartient plus. Une règle que personne n’a réellement pris la précaution de lire, et pourtant écrite sur Facebook depuis toujours. Mais accompagnée d’une clause : «Ce contenu peut être effacé de Facebook à n’importe quel moment. La licence cédée au site expire alors automatiquement. Notez que l’entreprise peut cependant conserver des copies archivées.» Or, cette clause a disparu depuis la dernière mise à jour des conditions d’utilisation, le 4 février.
D’où la bronca des blogueurs et des twitteurs. Et le billet assassin de l’écrivain américain Edward Champion, cité par Ecran.fr : «Merde! Je ne cède aucun droit à Facebook pour importer du contenu depuis mon blog. Et si ces têtes-de-nœuds essayent d’utiliser ma matière, ils auront affaire à la justice. Car je n’ai jamais adhéré aux nouvelles conditions d’utilisation.» Très populaire, ce spécialiste des nouvelles technologie donne même un «lien magique» pour faire comme lui: se désinscrire de Facebook.
Devant cette montée au créneau, Facebook lève le bouclier. Mark Zuckerberg, le jeune fondateur et PDG du site, rassure sur son blog: «Nous ne voulons pas diffuser vos données d’une façon qu’il ne vous convient pas.» Il avoue que le changement de règlement est nécessaire pour s’adapter à la façon dont les internautes partagent l’info : «Si vous échangez un truc avec un ami, deux copies de cette info sont créées. Une chez vous, l’autre chez votre ami. Avec nos nouveaux termes d’utilisation, même si vous désactivez votre compte et tuez votre copie, cet ami conserve la sienne.»
Et donc, Facebook aussi…