1. Natacha Beckers a démissionné du PS Coup de tonnerre hier à Limbourg. La conseillère socialiste Natacha Beckers a en effet démissionné du PS et décidé de siéger de manière indépendante au conseil communal. Cette décision flottait dans l'air et sera officiellement actée lors du prochain conseil communal. Dorénavant, le PS, qui comptait neuf sièges, en perd un et devient donc minoritaire. En face de lui, on retrouve un élu MR, trois Écolo, quatre cdH et Natacha Beckers.
2. Quelle gestion au quotidien? Maintenant que Natacha Beckers, forte de 111 voix lors des précédentes élections communales, a décidé de semer le trouble, comment va se passer le quotidien de la majorité? Très difficilement, c'est certain. Si l'USC de Dolhain-Limbourg se réunit aujourd'hui afin de mettre sur pied un plan d'avenir, dorénavant, c'est encore les décisions de Natacha Beckers qui régiront la vie de la commune. En effet, il faudra attendre le prochain conseil communal pour voir la manière dont la jeune conseillère votera les dossiers communaux. Si elle s'est toujours alliée à la majorité pour les dossiers importants, elle a aussi fait la différence pour des broutilles. Comme c'était le cas lors du dernier conseil avec le vote des délégations du collège communal. À la fin de ce mois, les élus devront notamment se prononcer sur le budget 2009. Un point crucial. Où Natacha se situera-t-elle? Suivra-t-elle ses opinions de base socialistes ou se tournera-t-elle vers l'avis d'un parti de la minorité? La question reste ouverte. Mais une chose est certaine, le PS ne peut plus rien voter seul.
3. Et l'avenir? Si la majorité socialiste n'a pas encore statué sur son avenir, il est sensé de penser qu'une ouverture à une autre famille politique est sérieusement envisagée. Le PS, avant de partir seul, avait notamment proposé un siège au cdH lors des élections communales 2006, il avait également fait du pied à Écolo, son ancien partenaire, mais il n'avait donné aucun signe de vie au MR. Quel nouvel ami choisira-t-il donc? Sachant aussi que les trois partis minoritaires ont signé un accord de non-partenariat avec le PS en 2006. Mais en trois ans, les choses ont bien changé à Limbourg.