L'attaquant belgo-brésilien a effectué son premier entraînement avec les Diables Rouges. Il veut s'intégrer en douceur et mettre le cap sur l'Afrique du Sud.
Premier entraînement avec les Diables pour Igor De Camargo. L'attaquant du Standard est évidemment sollicité par tous les médias. Au bout d'un moment, il sourit, un peu dépité et souffle : «Toutes ces questions qu'on me pose et qu'on continue à me poser...».
Évidemment, en tant que joueur naturalisé, il a eu droit à un interrogatoire «à la belge». Sur les paroles de la Brabançonne, sur ses prédécesseurs, sur le fait de se sentir plus Belge ou Brésilien, sur les attentes plus importantes du public par rapport à un «transfuge». Etc. Au bout d'un moment, De Camargo tente l'humour pour s'en sortir : «Je ne mange pas encore assez de frites, sans doute!»
Puis, plus sérieusement, il revient sur son parcours. «Footballistiquement, j'ai beaucoup évolué dans ce pays. Je ne suis plus le même joueur que lors de mon arrivée, voici neuf ans. Je me suis adapté au football belge. Humainement, j'ai changé aussi. C'est bon pour moi d'avoir vécu dans les trois côtés de la Belgique (NDLR : en Flandre lorsqu'il jouait à Genk et à Heusden-Zolder, à Bruxelles lorsqu'il jouait au Brussels et donc désormais à Liège). Je parle aussi les deux langues. C'est important.»
Le natif de Porto Feliz (district de Sao Paulo) ne cache pas pour autant que «lorsque j'ai entrepris les démarches administratives pour obtenir la double nationalité, je pensais à l'équipe nationale belge. C'est normal, je suis footballeur.» Un footballeur qui a l'impression de passer un nouveau cap dans sa carrière depuis que sa convocation de la part de René Vandereycken est arrivée dans la boîte aux lettres de Sclessin. «Se retrouver en équipe nationale, c'est une étape importante. Comme tout nouveau, j'aurai besoin d'un temps d'adaptation, mais je veux le raccourcir au maximum. Je viens avec de l'ambition. Et je veux tout faire pour aider les Diables rouges en vue de la Coupe du monde.»
Et aider René Vandereycken, donc aussi, dans sa quête. De Camargo a retrouvé l'entraîneur de ses débuts... «C'est marrant, je viens de revoir dans le couloir du stade une photo où on est tous les deux. Il m'a peu fait jouer au Racing, mais à l'époque, je manquais de maturité et j'avais encore énormément de choses à apprendre. Où va-t-il me placer? J'ai pris l'habitude de jouer plus en retrait au Standard. Mais peu importe.»
Le «fédéral» a en tout cas promis que son nouveau Diable recevra du temps de jeu, demain face aux Slovènes.
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