L'aventure Atomique Deluxe a débuté comment?

Je suis un bourlingeur-voyageur, avec des origines bretonnes et un papa navigateur... Je connaissais Toto, le bassiste, que j'avais rencontré à Liège. On s'est perdu de vue et je l'ai recroisé voici deux ans dans un bar à Liège et il m'a dit (avec l'accent liégeois) : Et grand, tu fais encore des chansons, toi? On a fait une première démo, puis on a enregistré un titre sur une compile, puis on a eu une série de concerts en Wallonie...

Avec une première programmation aux Francos en 2007...

On a eu la surprise de se retrouver à l'affiche de la scène Fnac le 21 juillet à 17 h 30. Dans l'intervalle, on a été contactés par un label français qui nous a demandé un CD. Moi, j'ai cru que c'était un copain qui déconnait... (rires). Et puis on a signé début 2008 chez Team4Action. On a fait aussi la première partie de Jacques Higelin, un super-chouette gars...

Pourquoi Atomique Deluxe?

J'ai reçu un coup de fil d'un animateur radio de Liège qui avait juste le CD avec un numéro de téléphone. Je lui ai dit que j'aimais bien le nom d'Atomique Deluxe.

Pourquoi?

Je fais le constat que notre bon vieux monde occidental est en train de transformer la planète en luna-park. On se paye le luxe d'hypothéquer l'avenir de nos enfants. Atomique Deluxe, cela symbolise bien nous-mêmes et nos contemporains.

Pourquoi ne pas avoir choisi l'anglais pour s'exprimer?

Je vis en Belgique francophone, il me semble que c'est un devoir de faire rayonner ma culture. Je ne pourrais jamais être aussi subtile en anglais.

Où allez-vous chercher cette énergie?

Je crois que je suis agité du bocal depuis que je suis né (rires).

Énervé contre la société aussi?

Non... Je ne porte jamais de jugement. Je vois mes chansons comme des miroirs. Ce que chacun y voit, cela ne me regarde pas vraiment. Il y a cependant des tas de choses avec lesquelles je ne suis pas d'accord. Je le dis avec humour et ironie. Est-ce que je critique la société? Je critique plutôt les hommes.

Atomique Deluxe, EP «Quand tu ne m'aimes pas», Team4Action. En concert au Belzik festival, à Herve, le vendredi 27 mars à 18 h.