Les négociations autour de la fusion des universités francophones, dont les Facultés de Namur, sont à l'arrêt. Crise.
Alors que le débat s'installe sur la place namuroise sur la manière dont s'organise la constitution de la future grande Université francophone réunissant en une même entité les FUNDP à Namur, la Fucam à Mons, l'UCL à Louvain-la-Neuve et Saint-Louis à Bruxelles, une crise paralyse les discussions.
En cause : une décision de Saint-Louis de retirer ses négociateurs des débats. Cette décision, ferme et lourde de conséquence, intervient après que l'UCL ait décidé de ne pas respecter un «accord politique» conclu entre les recteurs Bernard Coulie (UCL) et Jean-Paul Lambert (Saint-Louis) sur la fusion des deux Instituts respectifs d'études européennes en une seule entité chargée de l'organisation de la recherche et de l'enseignement en matières d'études européennes. L'accord, pourtant dûment approuvé et signés par les deux recteurs le 6 mai 2008, a été dénoncé par l'UCL le 18 décembre, celle-ci annonçant qu'elle n'entendait pas le respecter! Stupéfaction de l'Assemblée générale de Saint-Louis, dénonçant un acte qui «sape la confiance indispensable à toute négociation. Le respect absolu des accords déjà conclus est indispensable, sous peine de miner toute confiance dans la validité des engagements et accords encore à venir», indique le recteur de Saint-Louis à l'ensemble de la communauté universitaire. À l'heure où la fusion crée débat au sein des milieux académiques, la position de l'UCL n'est effectivement pas de nature à rassurer/apaiser les détracteurs de ce scénario.C.F.