Tout à fait par hasard. Philippe Noël, un ornithologue de Soy, m'avait fait part qu'il avait remarqué six jaseurs boréaux à Érezée. Je les ai trouvés dans ce verger. Il y avait des merles, des grives litornes et parmi ces espèces, un oiseau que je ne connaissais pas. Il m'a tout de suite paru bizarre. Je l'ai pris en photo. J'ai pensé dans un premier temps à la grive mauvis. Les deux oiseaux ont en commun d'avoir des sourcils blancs au-dessus de l'oeil. Ce n'est que chez moi que j'ai identifié l'oiseau dans un livre. J'ai ensuite fait part de ma découverte sur un forum internet consacré à l'ornithologie.

Étiez-vous conscient des passions que cela allait déclencher?

Je me doutais bien qu'il s'agissait d'un oiseau rare. Mais j'étais loin de me douter de l'effervescence que cela allait provoquer.

Comment est née cette passion pour les oiseaux?

Depuis que je suis petit, mais je m'y intéresse vraiment depuis la 2e secondaire. J'ai des amis qui sont les fils d'un ornithologue de Natagora. Ils m'ont transmis ce virus.

C'était votre 1re grande découverte?

On peut dire ça! J'essaie de me promener régulièrement dans la région de Morville-Wéris, sur la plaine au-dessus de Barvaux. Je me rends parfois en Zélande ou Zwin. Une fois, à Hotton, j'ai eu l'occasion d'observer dix bécassines sourdes, une espèce pas très commune dans notre région, mais moins rare que la grive à ailes rousses.J. B.