Cent quarante habitations supplémentaires à La Roche d'ici dix à quinze ans? C'est le défi lancé par les autorités communales rochoises.

Cela fait des mois déjà que le collège échevinal prépare ce dossier pour le moins volumineux. Le site visé : les contreforts du Pafy, à la sortie de la ville, route d'Houffalize. Au total, quelque 24 hectares nichés sur les hauteurs.

«Le seul et unique endroit de la ville où il est encore possible de construire», rappelle le bourgmestre Jean-Pierre Dardenne.

Au fil du temps, la Ville s'est rendue propriétaire de parcelles, pour une superficie de quelque dix hectares, mais aussi de deux habitations.

Mardi soir, au conseil communal, le dossier a franchi une première étape d'un long cheminement administratif qui devrait se conclure d'ici fin 2009. C'est, en tout cas, l'espoir de Dominique Pajot, responsable du Bureau d'études Impact à Bertrix, venu présenter l'avant-projet du plan communal d'aménagement du territoire.

Soixante maisons sur propriétés communales

Dans son exposé, Dominique Pajot explique que si l'accès constitue l'une des préoccupations majeures, ce problème devrait être aisément résolu par la destruction des deux maisons acquises récemment par la commune. «Une nécessité dans la mesure où le carrefour est dangereux et surtout ne présente aucune visibilité», souligne M. Pajot.

Par contre, tout ce qui concerne les équipements (eau, électricité, égouttage) ne devrait pas poser de souci.

Décrivant l'aménagement proprement dit du site, l'orateur insiste sur le fait que les constructions devront absolument respecter au maximum tout ce qui a trait au développement durable. Ainsi, la plupart des maisons seront-elles mitoyennes. «Pour des raisons énergétiques et aussi pour retrouver l'ambiance des anciens villages», poursuit l'orateur.

Le projet urbanistique fait aussi la part belle à l'espace. En gros, le nombre de constructions devrait se limiter à dix, voire quinze par hectare. L'esquisse prévoit aussi une place conviviale avec terrain de jeu pour les enfants.

Concrètement, sur les parcelles communales, sont prévus soixante logements, «des habitations unifamiliales en majorité et de préférence des résidences principales», insiste Dominique Pajot.

Celui-ci espère que les propriétaires privés suivront le mouvement. Par ailleurs, le village de vacances «Les Rochettes» qui comporte déjà une douzaine de gîtes sur ce site pourrait, lui aussi, s'accroître d'une quarantaine de logements possibles.

Étude d'incidences

Cette vaste opération ne s'opérera pas d'un seul coup de baguette magique. Le dossier reviendra d'ailleurs à plusieurs reprises encore devant le conseil communal. Mais on vous le disait : tout le monde espère que le processus administratif sera clôturé fin 2009.

Prochaine étape : l'étude d'incidences.

Sans surprise, le point a été adopté à l'unanimité.