Quatre représentants des citoyens chastrois ont remis une pétition de plus de 900 signatures contre le projet éolien proposé sur leur commune.
La consultation pour le projet de construction d'un parc de dix éoliennes par la société Aspiravi à la Croix de Saint-Géry se clôturait hier.
En plus de 80 lettres individuelles, quatre citoyens sont venus remettre au bourgmestre, ainsi qu'aux échevins Vincent Demanet et Fabienne Gendarme, une pétition avec plus de 900 signatures.
Celle-ci exprime leur désaccord sur le projet éolien proposé. C'est Els Bakker qui s'est fait porte-parole de ces nombreux citoyens. «Il y a un réel enthousiasme de la population de voir que la commune veut se lancer dans l'énergie verte. Mais il y a une grande inquiétude et une opposition par rapport à l'endroit et à l'ampleur du projet», a-t-elle expliqué.
Comme ils l'ont répété, cette pétition ne vise pas le bourgmestre personnellement. Seul l'aspect paysager et l'attache au caractère rural de leur commune les ont poussés dans cette démarche. «Sans prendre position sur le bien fondé des éoliennes en général, nous désapprouvons formellement l'implantation de parcs éoliens au coeur de nos villages, et en l'occurrence le projet d'Aspiravi», peut-on lire en haut de la pétition.
Claude Jossart n'a pas pris une position officielle pour le Collège : «Nous allons rencontrer le chef de projet chez Aspiravi et voir comment il va réagir. Nous allons discuter avec lui, et puis nous nous positionnerons. Mais sachez que le projet n'est pas ficelé ni emballé. Nous n'allons pas l'accepter à n'importe quel prix.»
Autre chose ?Ce projet, le bourgmestre y pense depuis 1999. S'il lui tient à coeur, il n'est pas prêt à se mettre tous les Chastrois à dos. «Je ne vais pas par ambition personnelle ni par orgueil imposer des éoliennes à un endroit si une part importante de la population s'y oppose.»
Et de préciser qu'il ne laissera pas Aspiravi engager les frais de l'étude d'incidences si le Collège décidait de refuser le permis dans quelques mois.
«Le message qu'on veut faire passer, c'est que ce site n'est pas pollué par l'homme. Ne peut-on pas mettre ce type de projet dans des endroits déjà abîmés par l'homme? S'il n'y a pas de site adapté sur la commune de Chastre, alors trouvons autre chose», a terminé André Sevrin.
Les riverains vont devoir attendre le mois d'août avant de connaître la position officielle du Collège et celle de la société Aspiravi.