La SPE veut installer une centrale électrique TGV de 900 MW, à Navagne. Un investissement de 550 millions € annoncé hier aux riverains.
Deuxième producteur d'électrici té du pays, avec une capacité installée de 1600 MW, la Société de Production d'Électricité (SPE) a annoncé jeudi son projet de construire et d'exploiter une centrale de production Turbine-gaz-vapeur (TGV) de 900 MW, sur un terrain lui appartenant, le long de la Meuse, à Navagne (Visé).
Détenue à 51 % par Centrica et Gaz de France, la SPE a «toujours envisagé la construction d'une centrale électrique sur ce terrain qui lui appartient depuis près de 30 ans», explique Anne Grandjean, porte-parole de l'entreprise.
Les technologies ayant évolué, de même que la conscience écologique, SPE a choisi la technologie TGV plutôt que le charbon, actuellement dépassé parce que trop grand émetteur de CO2.
Le site est évidemment idéal, estime SPE : une arrivée de gaz, la Meuse pour capter l'eau et l'utiliser aussi pour le refroidissement, et une liaison au réseau électrique haute tension.
Hier soir, la SPE a procédé à une réunion d'informations des riverains. Un préalable obligé avant le lancement d'une étude d'incidences. Les habitants des communes de Bassenge, Dalhem, Eijsden, Fourons, Oupeye et Visé, riverains de la centrale et concernés par ce projet de construction, auront jusqu'au 31 août pour faire part de leurs remarques.
La ville de Visé et la SPE ont décidé de tenir une autre réunion, d'information, officieuse celle-là, le 21 août, pour que les juillettistes puissent aussi être au courant!
Au stade actuel, Anne Grandjean se refuse à tout pronostic quant au calendrier. Tout au plus avance-t-elle qu'il faut «deux ans» pour construire une telle centrale, après l'octroi définitif du permis.
Selon la porte-parole de SPE, une telle centrale - comparable dans sa technique à celle de Seraing - occupe 60 à 70 équivalents temps plein. Le chantier, de construction, lui, fournirait de l'emploi à quelque 800 personnes.