Pour Jean-Marc Nollet, l'origine des crises financière, énergétique, sociale et environnementale que nous vivons actuellement est double: la dictature du court terme et l'exploitation effrénée de l'homme et de la nature.

Dans un livre intitulée "Le Green Deal", il formule une série de propositions pour changer ce système et nos comportements dont un vaste plan pour l'isolation des maisons ou la réorientation des fonds de pensions vers l'économie fédérale et régionale.

Le chef de groupe Ecolo à la Chambre reconnaît que son titre qui fait référence au New Deal américain est certes ambitIeux. Cette référence n'a d'autre objectif que de donner une idée de l'ampleur des réformes qui seront indispensables, explique-t-il dans son livre.

Jean-Marc Nollet souligne que ce ne sont pas les dysfonctionnements du système qui sont à la base de la crise mais le système lui-même. Le Green Deal, dit-il, est une proposition de rupture avec le "toujours plus" (plus riche, plus grand, plus vite) pour aller vers le "toujours mieux".

Le compromis historique entre capital et travail doit s'ouvrir à une troisième composante, la nature, dit encore Jean-Marc Nollet.

Concrètement, il formule une série de propositions dont il considère lui-même comme emblématique de sa démarche l'élaboration d'un vaste plan d'isolation des maisons, un domaine dans lequel la Belgique est très en retard.

Seulement la moitié des maisons ont un toit isolé et seulement 20pc des maisons ont du double vitrage, note-t-il. "A l'heure où le gouvernement a investi 21 milliards pour sauver le secteur financier considérant son action comme un investissement, il peut aussi mettre 4 milliards d'euros dans un plan d'isolation qui ferait en sorte que toutes les habitations seraient isolées d'ici 2020", dit-il.

Jean-Marc Nollet propose aussi qu'on réoriente les placements des fonds de pensions vers l'économie fédérale et régionale à l'image de ce qui se fait au Québec ou que l'on demande au secteur de l'assurance de diversifier ses primes en fonction des performances environnementales.

S'il reconnaît que la première des propositions qu'il met en exergue coûtera à l'Etat, les deux autres ne coûteraient rien et pourraient être un extraordinaire levier pour l'économie, dit-il.

Avec Belga