Avec la deuxième édition de Mad'in Japan, Ramen event, l'organisation mouscronnoise pour la promotion de la culture japonaise, a proposé à nouveau un beau panel d'activités. C'est dans le cadre sympathique du café l'Aut' coté que l'art japonais, sous toutes ses formes, a été mis à l'honneur. Les différentes animations réparties dans l'après-midi de samedi ont ravi les visiteurs curieux. La soirée, quant à elle, leur a permis de découvrir le groupe japonais Acid Flavour.

Montrer des photos, démonter les clichés

Une exposition photo de l'association «Japon et culture» de Lille a ouvert ses portes le 31 octobre. Une vingtaine d'images prises par les membres du collectif lors d'un voyage au dit pays ont été présentées.

Les visiteurs ont également eu l'opportunité de visiter une exposition de bonzaïs. L'occasion, pour les membres du Bonzaï Club mouscronnois, d'exposer leur art. «Ici, on "travaille" un arbre, on répond aux questions et on montre ce qu'on peut faire, explique Anne Hennart, membre de l'association. On discute avec le public, on essaie de contrer certains préjugés sur l'art du bonzaï. En effet, certaines personnes nous disent qu'un arbre coûte cher, qu'il meurt vite ou encore qu'on le "torture" en le travaillant».

Deux employés de la bibliothèque de Mouscron ont d'autre part animé une conférence sur les mangas et la culture de l'image au Japon. «On a déjà participé l'année dernière, relate Isabelle Fauquembergue. Nous nous étions intéressés à la littérature nippone dans le sens large du terme. Pour cette édition, on s'est concentrés sur le manga qui est en importation massive ces dernières années. On a également parlé de la culture de l'image au Japon, de la manière d'utiliser les codes graphiques ou les symboles qui est vraiment différente de notre façon de faire, dans la BD.

On voulait aussi décrire la production de mangas qui est très particulière. Elle est vraiment intense. Les auteurs travaillent à plusieurs dans des ateliers et produisent une quantité énorme de planches, alors que chez nous, un auteur met parfois plusieurs années avant de sortir une nouvelle BD. Enfin, on a expliqué qu'il y a des mangas pour tous les âges et non que les mangas sont pour tous les âges».

Le reste de l'après-midi a été mis à profit pour une petite initiation à la langue japonaise et aux origamis. «L'année passée, il y avait un cours de calligraphie, explique Cédric Viane, un des organisateurs. On essaie de se diversifier afin de montrer d'autres facettes de la culture japonaise».