En cas de concrétisation, la carte Hypermobil pourrait remplacer l'usage de la voiture et en particulier des voitures de société qui représentent 50% des nouvelles immatriculations annuelles.

Cette carte à puce permettrait à son détenteur de voyager sur l'ensemble des réseaux de transports publics (STIB, TEC, De lijn, Thalys, TGV), de recourir aux sociétés de taxi et de carsharing, de louer ou d'acheter un vélo.

Ce porte-monnaie pourrait être alimenté à hauteur des mêmes montants qu'une voiture de société. En contrepartie, il bénéficierait d'une déduction fiscale identique à celle en vigueur pour les voitures de société les moins polluantes (90%).

Les particuliers bénéficieraient quant à eux de tarifs très préférentiels.

La résolution adoptée mercredi vise aussi un renforcement de l'offre de transports en commun à Bruxelles en augmentant leur capacité, leur temps de parcours, leur régularité, leur fréquence et leur confort, et un accroissement du nombre de stations de carsharing sur l'ensemble du territoire de la Région bruxelloise.

Dans son intervention devant les députés bruxellois, Christos Doulkeridis a demandé aux autres niveaux de pouvoir compétents en matière de mobilité de supprimer les éventuels obstacles institutionnels à sa proposition. Il a également souhaité que le ministre fédéral des Finances et le secrétaire d'Etat fédéral aux Entreprises publiques élargissent le champ de la déductibilité fiscale pour les entreprises.

Cet élargissement permettra aux entreprises et à leurs employés de choisir entre la voiture de société et la carte Hypermobil.

S'agissant d'une alternative à la voiture de la société, cette déductibilité n'aurait aucune conséquence supplémentaire pour le budget de l'Etat, a encore indiqué le député vert.