Pour sa troisième édition, le Gri mp Day, challenge de sauvetage par cordes, s'internationalise. En 2007, deux équipes anglaises (Hampshire et Nottinghamshire) avaient participé. Elles reviennent encore cette année. Mais d'autres équipes étrangères ont suivi le mouvement puisque les pompiers de Lausanne (Suisse), de Saint-Louis (France) et des Yvelinnes (France) seront également présents samedi. Le 3e Grimp Day regroupe vingt équipes. Et pas seulement des pompiers. Les para-commandos de Marche-les-Dames alignent également un groupe composé de cinq personnes et d'une victime.

Le principe du Grimp Day? Réunir des équipes GRIMP (Groupe d'Intervention en milieu périlleux) pour échanger leurs techniques d'intervention. «Le Grimp Day n'est pas une vraie compétition. Mais un échange. L'année dernière, nous avions pu découvrir les techniques d'intervention des Anglais, très différentes des nôtres. Même en Belgique, les différents corps de pompiers ne travaillent pas de la même façon», explique Laurent Lombart, organisateur de Grimp Day avec Johan Demanet.

D'ailleurs, il n'existe pas de formations officielles pour les équipes GRIMP. Celles-ci multiplient les expériences. Suivant leur situation géographique, elles apprennent à intervenir dans différents milieux. Pour appréhender les rochers, les pompiers de Namur ont notamment suivi des formations chez les para-commandos et au club alpin belge. Du côté de Liège, les pompiers sont davantage familiarisés avec les techniques françaises, très efficaces en milieux urbains.

Collaborer avec

les autres services

Au service régional d'incendie de Namur, vingt-cinq pompiers sont formés aux techniques de sauvetage en milieu périlleux. «Autour d'eux gravitent des personnes pouvant participer aux opérations de sauvetage mais qui ne sont pas nécessairement aptes à installer à décider des techniques à utiliser», explique Laurent Lombard.

Le GRIMP est multidisciplinaire. Lors de leurs interventions, les pompiers doivent travailler avec d'autres services. Notamment la police et les médecins. «Les urgentistes doivent parfois intervenir pour donner les premiers soins avant le transport de la victime. Lorsqu'on doit intervenir sur un chantier et dans un ravin, le médecin ne doit pas avoir le vertige et paniquer. Nous organisons donc ponctuellement des entraînements», poursuit Laurent Lombard.

De Marches-les-Dames

à la Citadelle

Les pompiers ayant participé au GRIMP Day l'année dernière ne sont pas nécessairement avantagés par rapport à leurs «concurrents». «Chaque année, on change un peu le parcours. L'année dernière, les équipes commençaient la journée avec l'escalade du viaduc de Beez. Cette fois, elles entameront la journée dès 8 h avec un parcours d'autonomie sur cordes et un parcours vertige. Ils emprunteront ensuite la rivière " la Gelbressée" qui passe sous la route. Ils ressortiront un peu plus loin et ils se rendront jusqu'au Grognon à bord des bateaux mis à disposition par la défense. Ils gagneront la rue du Pont en escaladant un filet. Ensuite, direction la Citadelle où ils retrouveront leur victime», explique Laurent Lombard, l'organisateur.

Les moments fortspour les pompiers et le public désireux de les observer? Le passage en tyrolienne au-dessus du fossé médiane et la descente en death-ride du château des Comtes vers la place Maurice Servais. Celle-ci débutera vers 16 h.