1200 écoliers fréquentent chaque jour les établissements scolaires de La Bruyère, tous réseaux confondus. 52 % de ces enfants ont choisi de s'inscrire dans les écoles du réseau communal.
Ces deux chiffres, présentés par le 1er échevin Olivier Nyssen, révèlent la bonne santé de l'enseignement fondamental à La Bruyère, et plus spécifiquement de l'enseignement communal. Après une chute de fréquentation en 2004, 2005 et 2007, la courbe est repartie à la hausse. 662 enfants étaient inscrits dans l'enseignement communal en 2007. On en compte 675 un an plus tard. «Une progression lente, mais je préfère les courbes lentes mais durables aux coups ponctuels», commente l'échevin de l'enseignement.
D'autres chiffres confirment la tendance positive. Dans les écoles communales, 88 % des écoliers proviennent de l'entité. Ce n'est pas négligeable dans la mesure où, souligne l'échevin, «l'école, comme une crèche, contribue fortement à la sociabilisation, à l'intégration dans le tissu local».
D'une école à l'autre, on constate cependant des situations contrastées. Meux connaît une progression lente et régulière, mais connaît un petit tassement en maternelle. A Saint-Denis, le placement d'une classe-conteneur n'a pas fait fuir les enfants. Au contraire. A Bovesse, on nourrissait de fortes craintes : les inscriptions en maternelle ont quasi doublé. L'effort va se porter sur le primaire, pour éviter de passer à une classe unique. Coup de coeur spécial aussi de l'échevin à l'équipe pédagogique, qui a accueilli un enfant à mobilité réduite. A Rhisnes, léger recul en maternelle, progression en primaire : l'école a trouvé son rythme de croisière. A Warisoulx, le travail persévérant de l'équipe enseignante a porté ses fruits. En maternelle, les chiffres sont bons mais il reste un creux à combler en primaire.
Emines, enfin. La cote d'alerte est atteinte. Si l'école ne repasse pas le cap des 180 écoliers, elle perdra une période «direction».
La réunion de rentrée à cette école reste en travers de la gorge de l'échevin qui en a regretté «l'ambiance détestable».
Carte blancheLa question des badges pour les garderies devait naturellement s'inviter dans le débat : le conseiller PS de l'opposition Jean-Marc Toussaint a évoqué une récente carte blanche sur le sujet, parue dans un quotidien bruxellois. Le sujet reste sensible, comme en témoigne la réaction vive d'Olivier Nyssen : « Le badge ne pose problème que pour une dizaine d'enfants. La commission consultative de l'accueil extrascolaire s'est prononcée deux fois à l'unanimité. Est-ce normal que 5 familles sur 600 mobilisent autant d'énergie et font fi de toutes les structures d'une société démocratiques organisée?»