Une programmation musicale sera prévue sur la Place d'Armes avec une animation visuelle et la mise en avant d'artistes émergents bruxellois.

Politiquement, cette mise à l'honneur intervient alors que la Wallonie et Bruxelles essaient de resserrer leurs liens. La crise communautaire que traverse le pays depuis plus d'un an a amené les partis francophones à se réinterroger sur les liens entre la Wallonie et Bruxelles. Le président du MR, Didier Reynders, avait appelé de ses voeux, en septembre 2007, un débat sur la rationalisation des institutions francophones. En avril 2008, les ministres-présidents wallon et de la Communauté française, Rudy Demotte, et bruxellois, Charles Picqué, avaient plaidé en faveur d'une fédération Wallonie-Bruxelles. A la mi-juillet, le parlement wallon a voté une résolution qui posait le principe d'un fédéralisme fondé sur trois Régions et considérait Bruxelles comme une Région à part entière, au même titre que les deux autres.

La démission d'Yves Leterme a d'ailleurs mis la question à l'avant plan. L'un des motifs d'échec du dialogue de communauté à communauté qu'il proposait était la représentation de la Région bruxelloise, la Flandre souhaitant un dialogue se limitant aux Communautés française et flamande. Le moment auquel se dérouleront les Fêtes de Wallonie ne sera pas anodin. Les discours politiques seront prononcés, comme le veut la tradition, le samedi, c'est-à-dire la veille du congrès de la N-VA.

Avec Belga