Nous relations dans notre édition de vendredi que la rue de Capelle est en émoi depuis lundi dernier, suite à la découverte d'obus à gaz datant de la guerre 14-18. En effectuant des travaux d'égouttage pour Ipalle, les ouvriers de la société Cnockaert ont mis à jour des obus, pour la plupart à gaz ypérite.

Ce lundi matin, comme cela avait déjà été le cas la semaine dernière, les habitants de la rue de Capelle dont les habitations se situent entre le chemin du moulin Soete et la route de Flandre ont été évacués durant la journée.

Le service de déminage de l'armée a travaillé de concert avec l'équipe de la société gantoise « aDeBe» afin d'effectuer les recherches et d'enlever les obus situés sous la route. Lundi, à midi, plus de 80 obus avaient été dégagés et, la plupart, ont été évacués (71 lundi, 11 jeudi et 6, dans la matinée d'hier).

Risque de toxicité

Le 1er maréchal chef Marc Baelde dirige les opérations : «Il n'y a pas beaucoup de risques d'explosion. Le problème vient surtout du fait que la tête de l'obus se casse et que le gaz s'échappe. Dans 95 % des cas, c'est de l'ypérite, qui est un gaz très irritant. Mais on peut tomber sur du phosgène ou d'autres gaz, beaucoup plus agressifs. C'est pourquoi les habitants du quartier doivent absolument garder leurs portes et fenêtres fermées. Quand on fait des recherches, on ne sait jamais sur quoi on va tomber.»

Les employés d'aDeBe ont l'habitude de ce genre de recherches : « Notre firme s'occupe surtout de détecter la présence d'explosifs, tandis que le service de déminage de l'armée est chargé de ramasser ce qui est mis à jour. C'est la raison pour laquelle ils nous ont appelés. Nous travaillons très peu en Belgique, nous nous rendons souvent en Hollande, en France, en Bulgarie, etc.»

Jusqu'à présent plus de quatre-vingts obus

Profitant de la pause de midi (les démineurs sont allés manger à leur caserne de Poelkapelle parce qu'ils doivent prendre une douche de décontamination), les autorités communales, les responsables d'Ipalle et le commandant des pompiers sont venus sur les lieux.

Ce lundi, à midi, six obus ont été trouvés et sortis. De suite, ils sont emballés afin d'éviter que le gaz ne s'échappe. Selon des témoignages, avant la guerre, la ferme autrefois exploitée par la famille Deprez était située à l'endroit actuel de la route. Elle aurait servi de dépôt de munitions.

Dans l'après-midi, d'autres obus ont été retrouvés. Les fouilles vont se poursuivre et les habitants devront de nouveau évacués les lieux pour la journée. Les travaux vont être arrêtés à 15h. À partir de 15h30, les habitants pourront réintégrer leur domicile.