C'est déjà le pays des cigales, de la lavande et du mistral. Dans ce pays béni des dieux, rien ne manque, pas même les vignes qui font la réputation des Côtes-du-rhône.
Dans ce coin de Provence, plus précisément à Gigondas, Jean-François Lénelle a posé ses valises. C'était le 17 mai 2 007. Non pas comme touriste, mais avec un vrai projet de vie. Son ambition? Reprendre et exploiter un vignoble dans la région. Ce projet, il le mène en partenariat avec un autre associé namurois, le producteur et réalisateur de cinéma namurois Hubert Toint.
Un an plus tard, le projet devrait porter ses premiers fruits. «Nous avons choisi, explique Jean-François Lénelle, non pas d'acheter un Domaine, parce que la partie immobilière est trop conséquente, mais bien des parcelles de vignes. Dans l'appellation Gigondas, dans l'appellation Vacqueyras et dans l'appellation Côtes-du-Rhône Villages Cairanne et en Vin de Pays».
La diversité, c'est pour bénéficier d'une gamme de vins à proposer à la clientèle.
À ce jour, les deux associés ont acquis 4,5 hectares en Vacqueyras, 4,9 ha en Cairanne, louent 1,6 ha en Vin de Pays. «Nous avons aussi acquis une parcelle de 1,30 ha en Cairanne avec le droit de plantation, ce que je ferai en 2 009. Nous espérons une production d'environ 50 000 bouteilles par an et sommes toujours à la recherche de parcelles en Gigondas... qui sera alors le fleuron de notre Domaine, le Domaine de la tête noire.»
Des vignes et une caveEn débarquant à Gigondas, Jean-François Lénelle a loué un appartement pour y vivre. La société a cependant une vieille bâtisse perdue dans les vignes à Vacqueyras pour y établir son exploitation. D'importants travaux d'aménagement doivent encore y être faits. La société vient aussi d'acquérir à l'entrée de Gigondas, sur une route de passage, une cave pour y établir le caveau de vente.
Vignes, bâtiments, caveaux : l'investissement n'est pas mince. Il représente quelque 2 millions d'euros.
Jean-François Lénelle ne compte pas ses heures. Le travail de la terre est exigeant dans une région où le mistral dicte sa loi. Mais il ne regrette pas une seule seconde d'avoir fait le grand saut. «Vigneron à Gigondas, c'est pour moi un cadeau du ciel, de la vie et de la nature».