Dans le débat sur les transports en commun à Liège et actant qu'un consensus en faveur du tram se dégage, UrbAgora entend attirer le regard des responsables sur les priorités et les écueils à éviter.
"Nous sentons un engouement face à ce mode de transport mais Liège accuse un retard énorme en la matière et le retour du tram est loin d'être gagné", estime François Schreuer, président de l'association, qui précise qu'UrbAgora livre non pas une étude ou une prise de position définitive mais un état des lieux dans un dossier évolutif.
"Plus qu'un moyen de transport, le tram, via un plan de développement complet et cohérent, constitue un projet urbain qui doit rendre les quartiers plus accessibles et plus habitables, stimuler la rénovation urbaine et ramener des habitants en ville", poursuit-il, déplorant que Liège donne autant de place à la voiture.
Selon eux, sur le plan technique, il convient de privilégier le tram sur rail à propulsion électrique (silencieux, non polluant, confortable), avec fréquences de passage élevées et site propre intégral, afin d'arriver à une vitesse commerciale. Le réseau devrait s'articuler autour de quatre antennes (depuis Liège vers Ans, Herstal, Fléron et Seraing) et comporter une boucle en centre-ville. Il pourrait, à terme, être étendu et devenir complémentaire à un véritable réseau de trains express en agglomération liégeoise.
Quant au coût, l'association le chiffre à 700 millions d'euros, en comptant 35 km de lignes. "Pour nous, c'est clair: le tram doit être financé avec l'argent prévu par la Région wallonne pour l'autoroute Cerexhe-Heuseux/Beaufays, tronçon qui ne résoudra en rien les soucis de trafic à Liège et amplifiera la présence automobile", tranche François Schreuer. Urbagora, se basant sur des cas concrets à l'étranger, rappelle qu'il est possible de mettre en service un réseau de trams en six à huit ans.
Par ailleurs, UrbAgora soumet une autre proposition: créer une remontée mécanique sur câble (téléphérique) entre l'esplanade Saint-Léonard et l'hôpital de la Citadelle, permettant ainsi de réduire de moitié la durée du trajet entre ces deux pôles fortement fréquentés.