Forte d'une expérience à succès l'année dernière, la démarche de l'après croissance remet le couvert cet été. Mais l'édition 2008 de la démarche sera plus complète que la précédente. En effet alors que les marcheurs de 2007 s'étaient «contentés» du Sud de la Belgique, la marche de cette année propose un parcours bien plus éclectique. Les marcheurs sont partis le 1re juillet de Lille pour rejoindre Bruxelles le 31 août, visitant la Flandre et la Wallonie au préalable. Le but? Faire prendre conscience sur l'avenir de notre planète mais pas seulement... «Il y a bien sûr l'aspect écologique de la manifestation mais il y a aussi le côté social et solidaire, explique Bruno Goffart, co-organisateur (avec beaucoup d'autres) de la marche. L'objectif est que les gens de différents milieux se rencontrent et partagent un petit bout de route ensemble. De cette manière nous aimerions amener les gens à discuter et à susciter des débats.» Ainsi des invités extérieurs viendront parler avec les marcheurs : «Lors de la traversée des différentes villes et villages, des gens concernés par notre cause viendront faire la veillée avec nous, confie Bruno Goffart. Il y aura aussi bien des agriculteurs bio que des auteurs qui ont écrit sur le sujet.» Durant ces deux mois de marche, la caravane invite tout le monde à se joindre à elle. «Nous effectuons chaque jour un petit parcours de 10 kilomètres afin de garder un peu de temps pour réfléchir et discuter. Chacun est libre de nous suivre un jour ou une semaine voir plus. Nous logeons dans des fermes et nous nous déplaçons exclusivement à pieds. » L'année dernière la caravane qui a la volonté d'être sans prétention politique, avait accueilli pas moins de 700 marcheurs avec une moyenne de trente personnes par jour. «Une famille nombreuse de sept enfants nous avait même rejoints!» se souvient Bruno Goffart. Avec un passage en Wallonie Picarde, l'occasion est belle de faire des rencontres et de discuter tout en partageant une expérience de simplicité. De plus si Maubray a été choisi comme village étape, ce n'est sans doute pas un hasard. Les marcheurs ne manqueront pas d'évoquer la problématique environnementale que posera le futur centre européen des sports de nature et de glisse de Péronnes-lez-Antoing.