Un tel avis n'a cependant jusqu'à présent pas été envoyé à la STIB.

Le groupe PS du parlement bruxellois a annoncé plus tôt dans la journée qu'il interpellerait prochainement le ministre sur les moyens de garantir l'anonymat de la nouvelle carte à puce que la société bruxelloise introduit progressivement parmi les différentes catégories d'usagers du réseau.

Depuis le 1er juillet, la STIB permet à ses clients de remplacer leur ticket papier par la carte à puce MOBIB rechargeable selon le principe de la carte Proton.

Mercredi, le groupe PS s'est inquiété du caractère nominatif de la carte qui permet, selon lui, de suivre le chemin parcouru par les utilisateurs des transports en commun bruxellois.

Le groupe PS a par ailleurs rappelé que les inquiétudes quant au respect de la vie privées avaient été épinglées par la Commission de la protection de la vie privée en janvier dernier.

A la STIB, on a souligné mercredi que la carte Mobib était traitée au départ de deux banques de données distinctes. L'une contient les données d'identité du client; l'autre, des données numériques.

C'est, à l'aide de ces données numériques que sont enregistrées les opérations effectuées par le client (achat de titres de transport, validation au passage d'une borne, ...).

Cela permet ainsi à la STIB d'établir des statistiques de manière anonyme, par catégorie d'utilisateur, par heure, par ligne, pour mieux adapter son offre de transport, a souligné mercredi le directeur général adjoint de la société, Kris Lauwers.

Selon lui, la confrontation des deux banques de données par la STIB n'est pratiquée qu'en cas de suspicion de fraude pour s'assurer que le client qui arbore une carte Mobib contenant un abonnement est bien celui qui a le droit de l'utiliser, ou en cas de litige sur le montant d'une transaction effectuée avec la carte.