Le problème de la hausse du prix des carburants est un haut fait de l'actualité du moment. Tout le monde en parle, tout le monde en est conscient, mais quelles sont les solutions à envisager? Michel Lebrun, député wallon mais aussi surtout conseiller communal, a interpellé ses pairs viroinvalois. Ce lundi, il a demandé l'ajout d'un point à l'ordre du jour du conseil communal, afin d'adopter un projet de résolution visant à créer un «Comité du Pic de pétrole à Viroinval».

Pour rappel, un courrier de l'Université de Mons-Hainaut, daté d'avril 2007, expliquait aux entités la problématique de la diminution à venir des réserves de pétrole et de gaz. Malheureusement, il était resté lettre morte. Soucieux des conséquences que le manque de pétrole pourrait avoir sur ses concitoyens, Michel Lebrun a décidé de réagir.

Moins d'offre

pour trop de demande

Le conseiller cdH a expliqué aux élus de sa commune que le prix du pétrole augmente, non seulement à cause des spéculations, mais surtout - et on en parle peu - à cause de la baisse des capacités de captage. Or, la demande ne cesse de croître. «Le pic de production, s'il n'est pas encore atteint, ne tardera pas à l'être, ayant pour finalité qu'il ne sera plus jamais bon marché. Ce sont alors les plus démunis qui en souffriront le plus», a-t-il souligné.

Bien entendu, il existe des alternatives possibles mais parfois impossibles dans notre pays. C'est notamment le cas des biocarburants. Malheureusement, il n'y a pas assez de surfaces cultivables chez nous pour répondre au besoin. Il en va de même avec le charbon, qui nuit considérablement à l'environnement et n'est pas éternel non plus ou encore le gaz naturel dont les enjeux géopolitiques sont instables.

Le Parlement wallon a donc été le premier à se saisir du sujet et aimerait que les communes créent des comités attentifs à l'évolution de la situation, qui étudieraient les solutions possibles et permettraient aux citoyens d'être éclairés en la matière. Viroinval, précurseur dans le domaine de l'énergie, doit donc prendre la balle au bond, selon Michel Lebrun.

Réactions positives tous azimuts

Les élus présents ont immédiatement adhéré au principe d'adoption de la résolution proposée par le conseiller. Pour Baudouin Schellen (CdH), il est important de sensibiliser la population sans créer de psychose et rechercher des solutions innovantes.

«Chacun a d'ailleurs un rôle à jouer dans cette problématique», a souligné l'échevin Jean-Pol Colin (CdH). Freddy Cabaraux (Pour), estime que l'aspect social est important mais également le côté environnemental. Il a donc proposé d'associer le Parc naturel de l'entité à la résolution, ce qui a été accepté à l'unanimité.

Au final, les mandataires ont donné leur accord de principe pour que la commission de gestion du Parc soit le moteur du «Comité du Pic de pétrole viroinvalois». La commission pourra accepter, en son sein, des personnes extérieures désireuses d'y participer. Les modalités pratiques seraient décidées par la suite.