En une semaine, cinq troupeaux de moutons ont été attaqués par des chiens errants à Hatrival (Saint-Hubert), principalement la nuit. Au petit matin, les propriétaires des ovins ont fait la macabre découverte. Jusqu'à 15moutons retrouvés morts, appartenant à la famille Penoy. L'ASBL «Au Travers» située au château de Banalbois ainsi qu'un autre propriétaire sur la route de Saint-Hubert, sont également des victimes.
Léon François, du «Moulin de la Salette», n'est pas épargné. Quatre de ses moutons sont égorgés. En l'espace de quatre nuits, une trentaine de moutons ont péri.
Les investigations menées par la police ont permis de repérer les deux chiens responsables des faits, un berger malinois et un bouvier des Flandres. L'enquête a rapidement permis d'identifier le propriétaire, domicilié route de Libin à Hatrival.
Lundi, après une nouvelle nuit de carnage, le bourgmestre Claude Bonmariage, exaspéré de cette situation, renouvelle sa demande auprès des instances compétentes. «Vendredi déjà, j'ai demandé à la police de remédier très vite à cette situation inadmissible et problématique pour la population, confie le bourgmestre. Lorsque la police se rendait au domicile du propriétaire des chiens, elle trouvait porte close. Il a bien fallu que j'emploie les grands moyens!»
Au total, pas moins de 35 moutons ont été tués par les deux chiens.
Perquisition: 13 chiens à son domicileLa machine judiciaire a donc été enclenchée avec mandat de perquisition. Lundi après-midi, plusieurs inspecteurs de la police Semois et Lesse accompagnés par l'inspection vétérinaire et le SRPA, sont descendus au domicile du propriétaire des chiens, route de Libin. Au total, 13 chiens, caniches et autres de petite race vivaient là.
Seul le berger malinois sera emmené par la société protectrice des animaux. On suppose que le bouvier des Flandres, autre «coupable», serait encore dans la nature. «Le travail des enquêteurs a pu s'effectuer sans encombre, confie Éric Gourmet, de la police Semois et Lesse.
Le policier ajoute: Tout ce qui était en notre pouvoir a été réalisé pour la tranquillité des habitants. Reste à savoir où se trouve le second coupable, le bouvier des Flandres.»
«Une réglementation en vigueur, stipule que la détention de plus de 10 chiens est sujette à un permis d'environnement classe 2 de la Région wallonne, déclare Claude Bonmariage Il va falloir que le propriétaire des chiens se mette en ordre rapidement.»
D'un point de vue judiciaire, l'enquête est menée par la substitute du procureur du Roi de Neufchâteau, Nausicaa Hatzinakos.