Michel Preud'homme a confirmé qu'il n'entraînera plus le Standard. Il va s'engager avec Gand, pour trois ans.
Michel Preud'homme avait donné rendez-vous à 800 mètres de chez lui, hier après-midi, à Keerbergen, pour confirmer ce qu'il avait officialisé quelques heures auparavant: il ne sera plus l'entraîneur du Standard la saison prochaine, mais plus que probablement celui de Gand. Quelques détails restent à régler aujourd'hui, mais cela ne tardera plus, comme l'a confirmé Ivan De Witte. Le délai de réflexion qu'il avait demandé vendredi passé a donc permis à MPH de prendre encore un week-end pour «tout analyser», aller faire un tour, dimanche, au complexe d'entraînement des Buffalos pour voir l'état des terrains, avant de rentrer et de prendre sa décision «dans la nuit».
Pourquoi Gand? La question est revenue, sous différentes formes, et la réponse a été déclinée de différentes manières: «Au Standard, j'ai reçu une proposition pour une saison, alors que Gand me proposait un projet à plus long terme (NDLR: il va s'y engager pour trois saisons).» «Gand est un club qui grandit, qui va avoir un nouveau stade, qui veut jouer un rôle dans le championnat. Il y a du potentiel. Il est un peu dans la même situation que le Standard quand j'y suis revenu (en 2001).» «Bien sûr qu'être champion c'est le sommet, mais je ne considère pas ce départ comme un pas un arrière. Je veux faire progresser Gand. Joueur, quand je suis parti à Malines, on disait aussi que c'était un pas en arrière. On sait ce qu'il en est advenu.»
Michel Preud'homme tourne le dos au Standard, faute d'accord, mais il a tenu à remercier son désormais ex-club «pour la confiance qu'il a placée en moi». Comment en est-on arrivé là? C'était la deuxième question du jour, et Preud'homme n'a pas tardé à apporter une réponse: «Durant les négociations, je n'avais pas l'impression qu'on aurait pu prolonger au-delà de la saison prochaine.» Financièrement il y avait bien eu une adaptation de la direction pour lui offrir ce qu'il demandait, mais la base de ce qu'il voulait, deux ans de contrat, il ne l'a pas obtenue. Si la décision n'a pas été facile à prendre, il finira par avouer en fin de conférence de presse: «Gand m'a montré son envie, et pas que d'un point de vue financier. J'ai senti une vraie volonté de m'attirer.»
S'il avait des touches à l'étranger «mais j'aurais dû attendre quinze jours de plus, parce qu'il n'y avait rien de concret» MPH restera bien entraîneur en Belgique, ce qui paraissait inimaginable il y a quelques mois. Il devrait même prendre «un pied-à-terre ou un domicile fixe à Gand». Il emmènera avec lui ses adjoints Manu Ferrera et Stan Van den Buijs (Jorge Veloso, l'entraîneur des gardiens, et Guy Namurois, le préparateur physique, ne l'accompagneront pas).
Van den Buijs, lui, s'était laissé aller à quelques déclarations tapageuses dans la presse néerlandophone en fin de semaine passée, évoquant notamment un manque de respect de la part du Standard. Preud'homme a commenté: «Je n'ai pas été d'accord avec ce qu'il a dit, je lui ai fait savoir.» Mais s'il a pris soin de rappeler qu'il n'était pas déçu que le Standard ne lui offre davantage, Preud'homme a pu compter sur son adjoint pour dire ce qu'il doit tout de même penser un peu.
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