Le ministre wallon de l'Agriculture Benoît Lutgen réaffirme samedi son opposition aux organismes génétiquement modifiés (OGM) et plaide pour un moratoire en ce qui concerne la commercialisation ou les essais d'OGM alors que la présence d'OGM a été récemment découverte sur le territoire de la Région wallonne.

"Une agriculture qui propose des produits de qualité ne peut être modifiée génétiquement. C'est la condition sine qua non au maintien d'une agriculture à taille humaine et d'une relation de confiance entre les producteurs et la population", indique le ministre.

Une plante de colza comportant la substance CT73 a récemment été identifiée dans le Hainaut occidental, entre les communes de Celles et de Mont-de-l'Enclus, le long de la nationale 391. Il s'agit d'une substance qui n'a pas fait l'objet d'expérimentations dans les années 90' en Belgique. Sa présence pourrait donc provenir d'une perte liée au transport de graines contenant des substances "OGM", estime le ministre.

Prévenir pour ne pas avoir à guérir 

Benoît Lutgen précise en outre qu'il a écrit à la ministre fédérale de la Santé publique afin de s' assurer que "les dispositions qui conditionnent la mise sur le marché des plantes OGM soient bien respectées" et s'exprime en faveur d'un moratoire relatif à la commercialisation ou aux essais d'OGM "tant que l'on ne dispose pas de toutes les certitudes pour éviter tout risque de dissémination".

Il rappelle également avoir chargé le Centre wallon de recherche agronomique (CRA-W), "au nom du principe de précaution", de mettre au point une méthode d'analyse permettant de déterminer l'éventuelle présence de colza transgénique en Région wallonne.

Quelque 3.000 plants de colza seront ainsi prélevés pour être analysés. Un projet de décret relatif à la coexistence des cultures de plantes génétiquement modifiées avec les cultures conventionnelles et les cultures biologiques a été approuvé le 30 avril par le gouvernement wallon et sera prochainement soumis au parlement wallon.

Belga