La CSC ne fait pas beaucoup de bruit autour des élections sociales . Elle table sur la formation de ses délégués pour faire la différence.
Alors que, ces dernières semaines, le syndicat socialiste a multiplié les contacts avec la presse du Hainaut occidental, la CSC est restée très discrète à l'approche des élections sociales qui se tiendront du 5 au 18mai prochain.
Il a fallu que nous prenions nous-même contact avec André Delhaye, son secrétaire fédéral, pour savoir quel était l'état d'esprit de ses troupes à la veille d'un scrutin qui a lieu tous les quatre ans.
«Avec la multiplication des lieux de concertation, il y a tellement de choses à faire...» explique M.Delhaye.
Les institutions de Wallonie picarde dans lesquelles lesyndicat chrétien est actif sont de fait nombreuses.
Citons le Comité subrégional de l'emploi et de la formation, qui non seulement s'est scindé en ailes tournaisienne et mouscronnoise mais qui en outre s'est doté de commissions appelées dispositif et insertion. Citons les comités d'accompagnement et de suivi des Job Tonic de Mouscron et de Tournai. Citons le Choq - Contribuons à un Hainaut occidental de qualité - et ses Forums de projets. Citons les intercommunales de développement économique IEG et Ideta, où les représentants des travailleurs étaient déjà actifs, et qui viennent de se lancer dans l'accueil de la petite enfance. Citons enfin le Conseil de développement de Wallonie picarde, ses assemblées plénières, son bureau...
«Ça n'arrête pas, ça nous bouffe! observe André Delhaye. Toutes ces institutions, il faut les faire vivre, via des colloques, des réunions et des conférences, mais aussi des concertations et des compromis, sans que cela nous apporte un seul affilié de plus...»
Maintenant, ce «développement des activités institutionnelles» est globalement positif, parce qu'«il correspond à un dynamisme socio-économique».
«En Wallonie picarde, il existe une nouvelle génération d'élus qui a envie de réussir des choses, se réjouit le n° 1 régional de la CSC. La Région wallonne ne s'y trompe pas, elle qui voit dans notre région une source au départ de laquelle il y a des choses à faire. Je pense par exemple au Forum transfrontalier de l'emploi qui se réunira à Tournai en septembre prochain. Je pense aussi au Plan mobilité régional qui est en train de se mettre en place. Sur ces projets et ces institutions, la CSC pèse...»