Six cents jeunes rhétoriciens ont rencontré la soeur d'Ingrid Bétancourt, détenue par les FARC, depuis six ans, en Colombie.

Captivés, attentifs et concernés, les élèves ont posé les bonnes questions à Astrid Bétancourt. Sur ses conditions de détentions, sur les possibilités de communication avec elle, sur les souffrances physiques et morales qui lui sont infligées par ses ravisseurs. Mais aussi sur l'organisation de la guérilla des FARC et sur le peu d'égard qu'ils prêtent à leurs otages en général.

Dans un registre plus intime, la soeur d'Ingrid a aussi parlé de ses neveux, des efforts qu'ils effectuent pour rester en contact avec leur mère.

Nous sommes fortement redevables envers la Belgique, a expliqué Astrid. «C'est en Belgique que la mobilisation pour Ingrid a commencée. Et c'est ici que le mouvement s'amplifie encore. Nous avons une dette incroyable envers les Belges», assure-t-elle. «Aussi, quand Armand (Burguet, le président belge du comité de soutien) me demande de venir ici, je n'hésite pas une seconde.» Et ici, ce fut Namur.

«Le but de cet après-midi, c'est de toucher les jeunes. Et pas uniquement sur la personne d'Ingrid Betancourt mais bien pour un combat plus large», continue Jean-Louis Boutry.

«La qualité de vos questions et votre intérêt doivent nous faire encore croire en l'Humanité», a conclu l'un des orateurs.

Plus d'infos sur www.betancourt.info