«Vigilance antennes Tournai», J-L. Guilmot et les Tournaisiens autour d'un sujet qui les préoccupe : l'impact des antennes relais sur la santé.
Ce jeudi, une centaine de citoyens de la région de Tournai se sont réunis autour des membres du collectif «Vigilance antennes Tournai» et du bio-ingénieur Jean-Luc Guilmot pour tenter de mieux comprendre les possibles effets sur la santé des antennes relais, et plus particulièrement des antennes GSM.
M. Guilmot a réalisé de nombreuses analyses sur le sujet. Sa démarche est simple. Il a répertorié les différentes études scientifiques publiées à ce propos et comparé leurs résultats. Il explique qu'«à ce jour, près de 40 études scientifiques sur l'incidence des champs électromagnétiques de «faible» puissance (au regard des règlements en vigueur) mettent en évidence des effets négatifs sur la santé. Ces études montrent notamment des effets de perturbation du sommeil, de fatigue, d'irritabilité, de maux de tête, de dépression, de nausées, de problèmes cardiovasculaires,...»
Il a alors développé pour le public ces différentes études une à une ainsi que leurs résultats. Il a par exemple montré que «des augmentations significatives du taux de cancer autour d'antennes relais ont été mises en évidence dans deux études distinctes, en Allemagne et en Israël. Deux autres études montrent une incidence significative et importante sur la fertilité animale.»
L'orateur a cependant mis en garde concernant ces chiffres et données. Il insiste sur le fait qu'il faut rester prudent car cela ne peut pas servir de conclusion finale au problème.
«Cela doit simplement pointer du doigt les problèmes actuels et nous montrer que c'est la direction que l'on prend qui est mauvaise. Il faudrait juste rendre la téléphonie mobile moins attractive, comme cela est fait pour la cigarette, en augmentant les prix par exemple.»
Durant toute la soirée, il a tenté de démontrer que toute affirmation des instances officielles prétendant qu'«il n'existe pas d'effets sanitaires des antennes relais» est contraire à la vérité. Après ses recherches, il déclare n'avoir trouvé aucune étude contredisant les analyses dévoilant un effet négatif sur la santé mondiale.
Pour lui, Rudy Demotte, notre ministre fédéral de la Santé Publique est le seul responsable de la situation dans laquelle se trouve la Belgique. Il lui a apparemment envoyé plusieurs courriers comprenant des chiffres probants, mais ceux-ci sont restés lettres mortes.