Les deux ministres bruxellois en charge de la Santé dans la capitale, Benoît Cerexhe (cdH) et Guy Vanhengel (Open VLD), ont présenté jeudi les plans de cet établissement dont la construction mobilisera quelque 2,5 millions d'euros.

Ce lieu de vie intermédiaire, entre le domicile et l'hôpital, accueillera temporairement des enfants âgés de 0 à 18 ans, soit parce que le retour à domicile depuis l'hôpital impose un temps de réorganisation, soit lorsque la phase terminale à domicile devient ingérable, soit lorsque les proches, exténués, ont besoin de se ressourcer.

La maison de répit sera gérée 24 heures sur 24 par des professionnels de la santé.

Le projet de construction comporte deux ailes de 5 chambres d'accueil (pour les petits et pour les adolescents), réparties sur un niveau, et des appartements pour les familles.

Une possibilité d'extension est prévue pour aménager un espace d'hydrothérapie.

La commission de concertation d'Evere a remis un avis unanimement positif au sujet de la demande de permis d'urbanisme qui devrait être délivré d'ici la fin du mois de mars.

Le chantier démarrera durant l'été prochain.

Il constituera l'aboutissement d'un travail parlementaire de fond mené, dans un premier temps, au début de la décennie, par plusieurs députés bruxellois de la majorité comme de l'opposition au sein de l'assemblée de la Commission Communautaire française.

C'est finalement sans démarcation communautaire que le dossier aboutira, puisque les ministres Guy Vanhengel (Open VLD) et Benoît Cerexhe (cdH) ont accepté d'investir 2,5 millions d'euros dans l'aventure, au départ de la Commission Communautaire Commune de Bruxelles.

Pour porter le projet et exploiter la future institution de soins temporaires, une asbl intitulée "Maison de répit de Bruxelles-capitale-Huis voor Respijtzorg van Brussel-Hoofdstad" a été créée en juin 2005.

Des négociations vont être entamées en conférence interministérielle de la santé avec les représentants du gouvernement fédéral pour tenter d'obtenir un remboursement partiel des frais d'hébergement des enfants gravement malades.

Des structures comparables existent déjà aux Pays-Bas, en Angleterre, en Allemagne et au Canada.