Une enfance partagée entre la Belgique, le Zaïre et la République tchèque. Un début de carrière dans le mannequinat... À 20 ans, Alizée Poulicek a déjà un parcours de vie hors du commun. Depuis dimanche 9 septembre, il s'est enrichi d'un nouveau chapitre: celui de miss province de Liège. Rencontre.
L'image de miss véhicule parfois certains clichés. Difficile à supporter?
Moi-même avant de me lancer dans l'aventure, j'avais un a priori négatif. Je n'avais jamais pensé m'inscrire. C'est ma maman qui m'a convaincue. D'ailleurs, j'ai failli ne pas venir aux présélections car la veille au soir j'étais sortie...
Dans le grand public, je pense qu'avant, l'univers des miss véhiculait le rêve et les paillettes. Maintenant, c'est clair que pour certains, c'est «sois belle et tais-toi». Personnellement, mon point de vue a changé depuis que je découvre ça de l'intérieur: la plupart des candidates font des études; il faut avoir une certaine éducation, de la culture générale...
Mais entre les candidates, on imagine qu'il y a une certaine rivalité, non?
Sans doute mais pour les sélections provinciales, ce n'était pas le cas. Franchement, grâce à la bonne organisation provinciale, on a fait des tas d'activités ensemble et ça a renforcé notre cohésion. Quand j'ai été proclamée miss province de Liège, je ne m'y attendais pas du tout et donc je n'ai pas été trop émue. Par contre, quand toutes les candidates sont venues chaleureusement me féliciter, ça m'a vraiment touchée et j'ai pleuré.
Vous avez aussi de l'expérience en tant que mannequin. Dès lors, pourquoi participer à un concours de miss?
Le mannequinat, c'est aussi arrivé par hasard quand j'étais à Prague, en accompagnant un ami à un casting. Je faisais ça sur le côté; je considère ça davantage comme un job de vacances... Je n'ai pas voulu entièrement m'engager dans cette voie parce que d'une part je me sens plutôt attirée vers l'univers des médias, du cinéma; et d'autre part, c'est une jungle où seul le physique compte. La concurrence est très rude et psychologiquement, c'est très difficile.
Qu'allez-vous faire en attendant la finale de décembre?
Il y a toutes les activités de préparations prévues par le comité et notamment les trois semaines en Égypte. Personnellement, je dois réviser mon néerlandais. Je compte aussi aller m'inscrire cette semaine en graduat dans une école de commerce mais sans savoir si j'aurai le temps de suivre les cours régulièrement d'ici la finale ...