Le problème y est récurrent de puis de nombreuses années comme en ont témoigné certains riverains relatant des faits remontant aux années 50. Pourtant, la construction d'un nouveau lotissement «À Tous Vents» est souvent pointé du doigt comme étant le responsable de surcharge des égouts. D'où l'inquiétude grandissante des riverains qui craignent de voir se répéter ce type d'événements avec la construction prochaine de nombreuses habitations qui récolteront encore plus d'eau de pluie à évacuer. En 2007, les pionniers de ce comité avaient déjà tiré la sonnette d'alarme pour attirer l'attention des autorités sur une situation devenue difficile à vivre. L'appel a bien été entendu par la Ville qui a répondu présent par la présence du bourgmestre, des échevins, d'experts et des représentants des services communaux compétents. Le bourgmestre a d'emblée souligné la courtoisie des riverains qui ont réagi de façon légitime et constructive à une situation pourtant très inconfortable voire révoltante.
Chaque riverain a son histoire, son vécu face aux inondations qui détruisent et finissent par créer un climat de crainte des intempéries. Et pour témoigner de tous ces cas différents, le comité a remis une farde avec un dossier, photos à l'appui, de la situation de chacun.
Parole aux expertsDeux objectifs motivent l'action des riverains à savoir l'amélioration des égouts actuels et une meilleure analyse de la situation future avec l'aménagement du lotissement. Décrié par certains, ce projet immobilier pourrait pourtant être un tremplin pour moderniser les infrastructures inadaptées des voiries voisines et sonner ainsi la fin des problèmes récurrents d'inondations.
Pour cela, la Ville a fait appel à M. Xanthoulis, spécialiste en hydrologie et hydraulique à la Faculté de Gembloux. Sa mission était d'évaluer la situation suite aux intempéries du mois d'août. Il faut rappeler le caractère exceptionnel de ce type d'orages mais il faut tenir compte de cette possibilité dans les aménagements à apporter compte tenu des fameux bouleversements climatiques dont on parle tant. En étant attentif au type de sol, à l'occupation de celui-ci, de la durée des pluies..., il constate que le bassin de la zone nord est bien positionné mais qu'il serait insuffisant par rapport au volume qu'il doit absorber. De 2 700 m3, il devrait passer à 3 340 m3 en sachant que les futures maisons du lotissement seront équipées elles aussi d'une citerne-tampon, sorte de bassin d'orage individuel. La zone sud du lotissement ne pose pas de problème puisqu'elle est située en bordure de cultures et que le bassin d'orage est évacué via des pompes vers les égouts de la N4. Deuxième constat, la section des égouts de la Bouteille est trop petite pour absorber les 138l/sec qu'il faut évacuer en cas de fortes pluies. Des aménagements doivent donc être effectués.